Mont-Thabor en manchette ! 30 janvier 2012

Nous reproduisons ici l'article de Mme Marie-Claude Boileau parut ce matin sur la page web de Carrefour de Québec. http://www.carrefourdequebec.com/nouvelle.php?idNouvelles=5332.

 Enfin, un avancé positif dans ce dossier. Toutefois, gardons toujours à l'esprit que selon nous, le Mémorial doit-être placé en avant-plan et non pas à l'arrière de quoique ce soit. L'Authentique Caserne a déjà fait part de deux emplacements adéquats qui pourraient éventuellement recevoir le Monument.

Voir aussi Hommage et Esprit...

Limoilou

30/01/2012

Le parc Mont-Thabor déménagé derrière le Couvent?

Marie-Claude Boileau

Maizerets — L’échange de terrain entre le propriétaire du couvent Mont-Thabor et le parc Mont-Thabor tant souhaité par les résidents devrait pouvoir se faire. Une modification au zonage sur le lot du parc permettrait au promoteur d’ériger un bâtiment de huit étages à l’intersection du boulevard Henri-Bourassa et de la 18e Rue. En contrepartie, un espace public serait aménagé derrière le couvent, dans l’ancien cimetière des Sœurs du Très-Saint-Sacrement.

 

 

 

Le résultat des discussions entre la Ville et le nouveau promoteur, qui a changé depuis, a été présenté en consultation publique, le 25 janvier. Cette modification au zonage ne sera valide que si l’échange de terrain est conclu entre la Ville et le promoteur. Si l’échange de terrain est sanctionné par le Conseil d’arrondissement La Cité-Limoilou, le promoteur pourra construire un édifice de huit étages du côté du boulevard Henri-Bourassa, une mesure qui s’inscrit dans la volonté des élus de densifier doucement.

 

 

 

Rappelons que l’achat du Couvent avait soulevé l’inquiétude des citoyens du secteur lorsqu’ils avaient appris la possibilité qu’on construise sur le terrain arrière. L’étroitesse du site, la proximité des résidences et la hauteur du futur bâtiment avaient poussé ceux-ci à se mobiliser et à faire pression sur les conseillers. Ils avaient entre autre suggéré l’échange de terrain. Une option que les membres du conseil d’arrondissement avaient demandé aux fonctionnaires d’examiner.

 

 

 

Précisions qu’aucun projet n’a été déposé à la Ville, l’objectif est de définir les critères pour structurer un développement. «On veut s’assurer qu’on puisse construire quelque chose à cet endroit, mais pas n’importe quoi», explique JACQUES PELLETIER, porte-parole de l’Arrondissement La Cité-Limoilou. De plus, la zone visée tombera sous la protection de la commission d’urbanisme. «Le promoteur ne pourra pas faire n’importe quoi. Les règlements seront plus pointus, entre autres, en terme d’intégration architecturale au paysage. Tous les plans devront obtenir l’approbation de la commission d’urbanisme», précise-t-il.

 

 

Parmi eux, on recommande une hauteur minimale de 10 mètres et un maximum de 26 mètres. Étant donné la densité du projet, la Ville demande à ce que 85% des espaces de stationnement soient souterrains. En augmentant ainsi le gabarit de cette zone, la Ville souhaite une meilleure transition entre l’hôpital Enfant-Jésus, situé en face, et les résidences existantes. De plus, un édifice en hauteur marquerait l’entrée au quartier. Outre l’usage habitation, l’administration municipale suggère de créer une zone mixte permettant notamment l’implantation de commerces afin d’offrir certains services de proximité et de répondre aux besoins des résidents.

 

 

 

La relocalisation du monument commémoratif des pompiers serait déplacé, mais l’emplacement exact n’est pas encore déterminé. Un autre élément important est la préservation de la chapelle du Mont-Thabor qui a pignon sur la rue du même nom.

 

 

Le promoteur cédera deux lots du terrain arrière du couvent pour être transformé en parc. «Au total, c’est 50% du terrain arrière qui serait transformé en parc. Ça va donner une belle grandeur de parc. Tous les arbres sont sauvegardés comme on l’avait demandé», soutient SUZANNE VERREAULT, présidente du conseil d’arrondissement La Cité-Limoilou. Quatre bâtiments de huit logements seront érigés sur l’autre partie. Il s'agit du projet Le 18.

 

 

Par ailleurs, le couvent et la nef seront démolis. Le propriétaire a toutefois accepté de conserver une partie de la chapelle et de l’intégrer dans son futur projet. «Le propriétaire est lui cherche une vocation communautaire», indique la conseillère du district des Faubourgs.