Espace Shawinigan : Tout feu tout flamme

            publié le 22 mars 2012 à 06h54 | Mis à jour le 22 mars 2012 à 06h54

Les pompiers envahissent Espace Shawinigan


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C'est à cette équipe qu'a été confiée la tâche de présenter l'exposition Tout feu tout flamme à Espace Shawinigan l'été prochain. Derrière le maître d'oeuvre Robert Trudel, on retrouve, de gauche à droite, Yves Saint-Onge, vice-président affaires publiques à la Société des Musées des sciences et des technologies du Canada, le concepteur Louis Desrosiers et Claude Faubert, vice-président collection et recherche au Musée des sciences et de la technologie du Canada.

PHOTO: SYLVAIN MAYER

François Houde
Le Nouvelliste

(Shawinigan) C'est l'exposition Tout feu tout flamme qui remplacera l'Écho-l'eau à Espace Shawinigan l'été prochain. Il s'agit d'une exposition de plus d'une douzaine de véhicules incendie des XIXe et XXe siècles ainsi que de différents objets liés au travail des pompiers, le tout emprunté principalement au Musée des sciences et de la technologie du Canada.

L'exposition occupera les salles du 23 juin au 30 septembre de même qu'au cours de l'été 2013 puisqu'une entente de deux ans lie le Musée avec la Cité de l'énergie. Le directeur général de la Cité de l'énergie, Robert Trudel, soutient qu'en sortant du strict cadre de l'art contemporain, cette exposition qui s'adresse à toute la famille devrait lui permettre d'accueillir non pas un record d'assistance, puisque les 60 000 spectateurs de la toute première exposition à Espace Shawinigan, Le corps transformé, ne seront probablement jamais battus, mais peut-être la deuxième meilleure assistance en 10 ans d'exposition.

Pour la seule conférence de presse d'hier, le grand manitou avait mis le paquet, une fois de plus. L'arrivée sur la scène du directeur général a été accompagnée de jets de lance-flammes qui ont fait surgir dans la salle un véhicule de lutte aux incendies et apparaître un immense camion-échelle dans les fenêtres de l'édifice avec sirènes et tout le tralala.

Pour ajouter au réalisme de la mise en scène, mais cette portion n'était pas prévue par le scénario, le lance-flamme, un peu trop sollicité, a fait se déclencher un gicleur du plafond au-dessus de la scène. Coiffé d'un casque de chef des pompiers de Shawinigan, Robert Trudel a savouré ses effets spéciaux avec un sourire à peine dissimulé.

Pour en revenir à l'exposition de cet été, il s'agit du plus grand prêt d'artéfacts jamais effectué par le Musée des sciences et de la technologie du Canada et c'est la toute première fois que les camions incendie de la collection du musée seront exposés à l'extérieur des murs de l'institution installée à Ottawa.

«On n'a pas la possibilité à l'intérieur de notre musée de présenter plus de 2 % de toute notre collection, d'expliquer Yves Saint-Onge, vice-président affaires publiques et marketing de la Société des Musées de sciences et technologies du Canada. C'est notre mandat de présenter les objets de notre collection et il y en a beaucoup que nous n'avons jamais eu la chance de montrer au public alors, nous étions enchantés de conclure un partenariat avec la Cité de l'énergie.»

«L'exposition comptera des camions exceptionnels, datant du début du XXe siècle ou du XIXe siècle dont certains qui sont uniques mais on retrouvera aussi des objets fascinants comme des bâches utilisées pour capter des gens sautant des immeubles en flamme.»

De son côté, Robert Trudel affirme que l'exposition ne sera pas la plus dispendieuse qui ait été mise sur pied à Espace Shawinigan mais que son budget se situe dans la moyenne. «Rien que le transport dans les meilleures conditions de tous ces camions depuis Ottawa implique une facture très élevée. On a choisi une entente de deux ans pour pouvoir amortir les coûts de l'exposition, justement. Je n'ai aucun doute qu'on a quelque chose qui va attirer énormément de gens pendant deux saisons complètes.»

«Avec l'exposition des cadeaux de Jean Chrétien qui ouvrira à la mi-juin, le nouveau spectacle d'Amos Daragon et les festivités du 15e anniversaire, on investit près de 7 ou 8 millions de dollars en tout. Par contre, au niveau de l'attrait pour le public, ça dépasse tout ce qu'on a fait jusqu'ici. Je n'ose pas affirmer qu'on va rentabiliser Tout feu tout flamme, mais avec les chiffres auxquels je rêve, c'est possible. Il nous faut tout reprendre notre marketing à partir de zéro pour changer l'image d'Espace Shawinigan dans l'esprit du public et attirer les enfants et les familles.»

«Il ne s'agit pas d'un changement de vocation pour Espace Shawinigan. On pourrait très bien revenir à l'art contemporain dans le futur puisqu'on travaille déjà sur une exposition d'art contemporain pour dans deux ans. Pour les deux prochaines années, on délaisse l'art pur et dur pour le divertissement familial: c'est la plus impressionnante collection de véhicules incendie au Canada.».